Le flou règne encore, et la loi change au rythme des débats politiques et des décisions de justice. Le CBD, longtemps sujet à caution, fait aujourd’hui l’objet d’une attention nourrie en Allemagne. Mais entre produits autorisés, exceptions et revirements réguliers, difficile d’y voir clair pour l’acheteur ou le vendeur. Dans les lignes qui suivent, le point sur la légalité du CBD, pour savoir ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.
Avant d’entrer dans les détails, voici les principaux sujets abordés dans cet article pour mieux comprendre les enjeux autour de la vente et de l’achat de produits CBD :
- Actualités juridiques en temps réel
- Légalité du CBD
- Fleurs de CBD
- Huile de CBD
- Vente légale de CBD
- Liquides au CBD
- Cigarettes au CBD
- Cosmétiques au CBD
- Où se procurer du CBD légalement ?
- Tests de dépistage
- Cultiver le CBD
Ticker de légalité CBD
Le paysage législatif autour du CBD bouge constamment. Voici les événements marquants, mis à jour au fil des décisions :
Dernière actualité :
24.03.2021, Vers une légalisation des fleurs de CBD Jusqu’à récemment, la vente de fleurs de CBD non transformées aux consommateurs finaux était jugée problématique : il fallait démontrer le « but commercial », indispensable pour la légalité. En mars 2021, le BGH a confirmé que ce critère valait pour la vente directe aux particuliers. Une avancée significative pour les acteurs du secteur.
Actus précédentes :
03.12.2020, La Commission européenne relance l’examen des autorisations alimentaires pour le CBD
Suite à l’arrêt de la Cour de Justice européenne du 19 novembre et aux retours des producteurs, la Commission affirme que le cannabidiol peut être considéré comme un aliment. Les demandes d’autorisation, mises en attente, reprennent donc : l’EFSA devra évaluer la sécurité des produits. C’est elle qui aura le dernier mot sur la mise sur le marché.
02.12.2020, L’ONU revoit la classification du cannabis médical
La décision des Nations Unies, adoptée de justesse, va dans le sens d’une approche plus libérale. Si chaque État reste maître de ses choix, l’OMS et l’ONU ne considèrent plus le cannabis médical comme « dangereux et sans bénéfice ». Certains pays, dont le Chili ou le Royaume-Uni, s’y opposent, craignant pour la santé publique. En Allemagne, la limite de 0,2 % de THC reste sujette à débat, la réglementation étant jugée imprécise.
19.11.2020, L’interdiction du CBD en France retoquée par l’Europe
L’arrêt du 19 novembre est un signal fort pour le marché européen du CBD. La Cour souligne que le CBD n’a pas d’effet psychotrope, n’est pas un « stupéfiant » et ne peut être interdit sans preuve scientifique quant à sa dangerosité. L’interdiction française (C-663/18) s’opposait à la libre circulation des marchandises dans l’UE. À noter : le sort du CBD naturel par rapport au cannabidiol synthétique n’a pas été clarifié.
17.06.2020, Cologne interdit la vente d’aliments au CBD
La ville de Cologne a prononcé une interdiction générale de vente d’aliments contenant du CBD, considérés comme « nouveaux aliments » et donc non commercialisables. D’autres villes allemandes suivent le mouvement.
25.03.2020, L’EIHA obtient gain de cause : le CBD n’est pas un aliment nouveau
Les autorités allemandes ont échoué à classer le cannabidiol comme « nouvel aliment » par principe. L’Association européenne du chanvre industriel a défendu avec succès l’intérêt de la filière.
15.11.2019, Le CBD reconnu comme complément alimentaire
La directive 2002/46/CE de l’UE ouvre la porte à l’utilisation du CBD d’origine végétale comme complément alimentaire. La loi allemande confirme aussi que le CBD n’est pas un médicament, ce qui rend légaux les compléments sans THC.
11.04.2019, Descente de police dans les magasins CBD du sud de l’Allemagne
Gros revers pour les adeptes du CBD : en avril 2019, la police saisit des produits et ferme boutiques en ligne et physiques, accusant l’ensemble du secteur de commerce illégal de stupéfiants. Face à l’absence d’effets psychotropes, la confusion reste totale ; la légalité du CBD demeure floue, suspendue aux futures décisions politiques ou judiciaires.
01.11.2018, Le marché du CBD continue de s’étendre
Le contexte légal reste incertain, mais le secteur du CBD ne cesse de s’étoffer. Les boutiques et fabricants se multiplient, alimentant les spéculations sur une possible légalisation ou, au moins, une clarification réglementaire à venir.
31.03.2018, Amazon bannit les produits CBD
Amazon retire de sa place de marché les produits alimentaires contenant du CBD. Résultat : l’offre se reporte ailleurs. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut s’adresser directement aux fabricants.
01.03.2017, eBay veut interdire le CBD
Après une sollicitation d’un vendeur, eBay annonce que le CBD est banni en tant qu’ingrédient sur sa plateforme. Pourtant, nombre de produits au cannabidiol restent disponibles, bien que les nouveaux référencements soient bloqués. Amazon accepte alors le CBD dans son catalogue.
16.10.2016, Le flou juridique autour de la vente de CBD
Le CBD, tout comme la vitamine C ou le zinc, apparaît dans la Drug Prescription Ordinance, mais reste disponible comme complément alimentaire s’il n’est pas présenté comme médicament. Le législateur devra trancher pour lever l’incertitude, à moins qu’un jugement ne fasse jurisprudence.
01.10.2016, Le CBD soumis à prescription
Suite à la décision du 23 septembre 2016, le CBD requiert désormais une prescription. Une période transitoire est instaurée, mais sa durée n’est pas précisée.
23.09.2016, Le CBD ajouté à la liste des substances prescrites
Le Conseil fédéral valide l’ajout du cannabidiol à l’annexe 1 de la Drug Prescription Ordinance. Les détails sont accessibles dans le texte de la 15e ordonnance modificative.
La légalité du CBD, un terrain mouvant
Les règles évoluent continuellement. Pour rester informé, rien de plus simple que de s’abonner aux actualités spécialisées. Mais, question clé : le CBD est-il légal en Allemagne ?
Le cannabidiol, pris isolément, est légal en Allemagne. Il n’est pas classé comme stupéfiant, et l’OMS le considère comme sûr.
Mais tous les produits CBD ne sont pas pour autant permis. Les produits du CBD contiennent souvent d’autres composés issus du chanvre. Or, la loi sur les stupéfiants s’applique à « toutes les parties de la plante cannabis » et à leurs dérivés, sauf exception. Sans ces exceptions, la quasi-totalité des produits seraient interdits.
Les graines de chanvre restent autorisées tant qu’elles ne servent pas à une culture illicite. Les produits dérivés de la graine sont donc en vente libre.
Pour les autres produits issus du chanvre, deux conditions ouvrent la voie à la légalité :
- Le produit provient d’une culture UE utilisant des semences certifiées OU il contient moins de 0,2 % de THC.
- L’usage ou la circulation du produit vise un but commercial ou scientifique, sans risque d’abus à des fins récréatives.
La première condition s’applique sans difficulté : les fabricants s’assurent que la teneur en THC reste sous le seuil de 0,2 %, que ce soit pour les huiles, gélules ou même les fleurs et herbes.
En revanche, la deuxième condition pose problème. Les produits ne doivent pas pouvoir être détournés pour une consommation récréative. Le « but commercial » de la vente de fleurs de CBD aux particuliers a été reconnu (mars 2021), mais l’administration estime que l’abus à visée euphorisante ne peut être exclu pour les produits non transformés.
Résultat : seuls les produits CBD transformés, avec moins de 0,2 % de THC, sont aujourd’hui clairement autorisés. Les produits non transformés restent à la marge.
Exemples de produits non transformés :
- Fleurs et herbe de CBD
- Thés au CBD
- Hash, pollen
- Dab ou cire au CBD
- Cigarettes et tabac au CBD
Exemples de produits transformés :
- Huiles de CBD
- Gélules et pâtes de CBD
- Liquides pour e-cigarettes
- Cristaux, boissons, pommades
- Cosmétiques, gels, chewing-gums au CBD
- Patches, bonbons
Les fleurs de CBD, pourtant interdites, restent accessibles dans certains commerces. À l’inverse, les huiles ou gélules, théoriquement légales sous 0,2 % de THC, continuent de susciter des inquiétudes chez certains vendeurs.
Comment expliquer ces contradictions ? Nombreux sont ceux qui considèrent que les fleurs de CBD à faible taux de THC ne présentent pas de risque réel d’abus, et donc devraient être légales. Mais d’autres réglementations (notamment sur la commercialisation, la classification comme médicament, ou les nouveaux aliments) compliquent la donne pour les produits transformés.
Voyons désormais, produit par produit, ce que prévoit la loi allemande.
Fleurs, herbe et thé au CBD : le point sur la légalité
Les fleurs, l’herbe et le thé au CBD sont interdits en Allemagne.
Bien que ces produits pourraient répondre aux critères d’exemption, la législation considère que l’abus à visée euphorisante ne peut être totalement exclu, même avec des taux de THC inférieurs à 0,2 %.
Selon les autorités, un consommateur pourrait, en utilisant 15 g de fleurs de CBD à 0,1 % de THC (soit environ 150 € d’achat), préparer une pâtisserie contenant assez de THC pour ressentir un effet. Ce scénario, jugé irréaliste par de nombreux experts, continue pourtant de servir de fondement légal à l’interdiction.
En réalité, qui irait acheter pour des centaines d’euros de fleurs de CBD pour tenter d’en obtenir un effet récréatif, alors que le cannabis standard est bien moins cher et plus efficace ? Mais la logique judiciaire prévaut, et le statut d’illégalité persiste.
Pourquoi trouve-t-on quand même des fleurs de CBD en vente ?
Malgré l’interdiction, certains magasins bravent la loi et commercialisent des fleurs de CBD, estimant que le risque d’abus est largement surestimé. Pour eux, il s’agit d’une véritable zone grise.
Des mesures comme la limitation du volume livré à chaque client sont parfois envisagées pour éviter tout soupçon d’usage détourné. Mais, pour l’heure, les vendeurs s’exposent à des poursuites.
Que risque-t-on à acheter des fleurs de CBD ?
L’achat de fleurs de CBD expose à des sanctions pénales. Le droit ne distingue pas entre fleurs de CBD et cannabis classique lors de l’acquisition. La quantité détenue joue cependant un rôle déterminant dans la suite judiciaire.
Pour de petites quantités, le procureur peut classer l’affaire sans suite : la notion d’auto-consommation s’applique selon les États fédéraux, avec des seuils variables (voir tableau ci-dessous).
Certains Länder appliquent la « détermination de la cible » : la poursuite est alors exclue sous le seuil légal, d’autres la « détermination de la canne », où le procureur garde la main.
Pour limiter les risques, mieux vaut rester sous la plus faible des limites, soit 6 g. Cependant, le risque zéro n’existe pas.
| État | limite supérieure | détermination |
|---|---|---|
| Bade-Wurtemberg | 6 g | Doit-on |
| Rhénanie-Palatinat | 10 g | |
| Bavière | 6 g | Can |
| Nord-Westphalie | 10 g | |
| Berlin | 10 g – 15 g | Doit-on |
| Sarre | 6 g – 10 g | Doit-on |
En résumé, acheter ou posséder des fleurs de CBD, même en faible quantité, reste interdit, même si les sanctions effectives varient selon l’endroit et le contexte.
L’huile de CBD : une situation plus claire
L’huile de CBD contenant moins de 0,2 % de THC est tolérée en Allemagne pour les consommateurs. Mais pour les fabricants et vendeurs, plusieurs critères doivent être respectés :
- Le produit ne doit pas être considéré comme un médicament.
- Il ne doit pas entrer dans la catégorie des « nouveaux aliments ».
- La recommandation de dosage de l’Institut fédéral d’évaluation des risques doit être suivie.
Pour l’acheteur, il suffit de vérifier la teneur en THC. Pour le vendeur, le respect de ces trois points garantit la commercialisation.
1. Médicament ou non ?
Les huiles ou gélules de CBD sont en général considérées comme des aliments, à condition de ne faire aucune allégation médicale sur le produit ou son emballage. Les fabricants évitent soigneusement toute promesse de guérison, car cela pourrait entraîner une requalification en médicament, avec toutes les contraintes associées.
À ce jour, aucun produit classique au CBD n’est reconnu comme médicament, et leur vente se fait librement dans les circuits spécialisés.
2. Le débat sur les nouveaux aliments
La question divise. Si certains classements européens considèrent le CBD comme « novel food », ce n’est pas le cas de tous les produits issus de Cannabis Sativa L. Les extraits à spectre complet, obtenus par des méthodes éprouvées, étaient déjà consommés avant 1997 dans l’UE, un argument fort en faveur de leur commercialisation sans procédure d’autorisation spécifique.
Des pays comme l’Italie inscrivent explicitement Cannabis Sativa L. sur la liste des ingrédients autorisés en complément alimentaire. Selon le principe de libre circulation des biens, cette reconnaissance devrait valoir dans toute l’Union. Malgré tout, la question reste en débat et certains fabricants contournent la difficulté en présentant leurs huiles comme « aromatiques » ou « cosmétiques » plutôt qu’alimentaires.
3. Limites de THC dans les aliments
L’EFSA fixe une dose de référence aiguë de 0,001 mg de THC par kilo de poids corporel par jour. L’Institut fédéral allemand recommande :
- 5 µg/kg pour les boissons
- 5000 µg/kg pour les huiles comestibles
- 150 µg/kg pour les autres aliments
Mais ces seuils sont difficilement applicables aux produits CBD du marché, qui respectent principalement la limite réglementaire de 0,2 % de THC.
Liquides au CBD : légalité et usage
Les liquides pour e-cigarettes contenant moins de 0,2 % de THC sont autorisés. Leur caractère transformé exclut le risque d’abus, et la question des nouveaux aliments ne se pose pas.
Cigarettes au CBD : interdites
La vente et l’achat de cigarettes ou cigarillos au CBD sont prohibés en Allemagne, quelle que soit la teneur en THC. La Suisse, en revanche, autorise leur consommation sous condition d’âge.
Cosmétiques au CBD : autorisés
Les produits cosmétiques à base de CBD (<0,2 % de THC) sont légaux. Nombre de fabricants choisissent des isolats à 0 % de THC pour éviter tout risque réglementaire.
Où acheter du CBD légalement ?
Pour rester dans le cadre légal, il faut choisir des produits dont le taux de THC ne dépasse pas 0,2 %. Les huiles ou gélules se trouvent en ligne, chez des fabricants spécialisés, parfois dans les pharmacies ou les chaînes comme DM et Rossmann. Les fleurs, elles, sont absentes des rayons légaux.
En boutique physique, certains points de vente (stations-service, kiosques, magasins spécialisés) proposent du CBD, voire parfois des fleurs, mais la prudence reste de mise.
Vérifiez toujours les mentions sur l’emballage : « huile de chanvre » ou « huile de cannabis » ne garantissent pas la présence de CBD. La liste des ingrédients doit comporter explicitement « cannabidiol » ou « CBD ».
Le CBD en pharmacie
Les huiles et gélules de CBD peuvent être achetées en pharmacie, ce qui offre une garantie supplémentaire quant à la conformité du produit. Les produits à forte teneur en THC nécessitent une ordonnance.
Attention toutefois à certains produits commercialisés comme « huile de cannabis » qui ne contiennent en réalité que de l’huile de graines de chanvre, sans CBD. Lisez bien les étiquettes avant d’acheter.
CBD sur Amazon
Il est possible de commander du CBD sur Amazon, bien que la plateforme interdise officiellement la vente de produits comestibles au CBD. Certains vendeurs contournent cette règle en évitant toute mention explicite de CBD, parlant d’« extrait naturel » ou d’« huile essentielle ».
Cette astuce permet la vente, mais complique la tâche du consommateur qui ne sait pas toujours ce qu’il achète vraiment. Prudence donc, les risques de payer cher pour une huile sans CBD sont réels.
Les cosmétiques CBD, en revanche, peuvent être proposés plus ouvertement sur Amazon, le fabricant Nordic Oil par exemple utilise le terme CBD dans sa description.
CBD sur eBay
eBay ne propose officiellement pas de produits au CBD. Si vous en trouvez sur la plateforme, vérifiez absolument la marque et la composition. La fiabilité et la légalité ne sont jamais garanties sur ce type de canal.
Que se passe-t-il lors d’un test de dépistage après prise de CBD ?
Les tests ciblent le THC, pas le CBD lui-même. Les produits légaux contiennent très peu de THC, mais il est possible qu’une consommation régulière soit détectée lors d’un contrôle (par exemple, au volant, au travail ou lors de compétitions sportives). À noter, l’agence mondiale antidopage a retiré le CBD de sa liste noire.
Pour éviter toute mauvaise surprise, privilégiez les produits certifiés sans THC (isolats ou extraits purifiés) et consultez les analyses fournies par les fabricants.
Cultiver du CBD en Allemagne
La culture de chanvre industriel à moins de 0,2 % de THC est réservée aux exploitations agricoles déclarées et utilisant des semences certifiées UE. Les particuliers n’ont pas le droit de cultiver du cannabis, même industriel.
Vers une évolution majeure ?
Le débat sur la légalisation du cannabis prend de l’ampleur, en Allemagne comme ailleurs. Aux États-Unis, plusieurs États ont déjà franchi le pas, New York étant le dernier en date. Si l’Allemagne légalise, cela entraînera la régularisation de nombreux produits CBD aujourd’hui interdits, comme les fleurs. Les associations, juristes et militants jouent un rôle clé pour faire avancer la législation et défendre les droits des consommateurs.
Pour finir
L’Allemagne autorise les produits CBD transformés (huiles, crèmes) à condition de respecter la limite des 0,2 % de THC ou d’utiliser du chanvre certifié. Tout le reste reste proscrit. L’équilibre reste fragile, les règles évoluent vite, mais une chose demeure : s’informer reste le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises. À l’heure où la législation avance par à-coups, la vigilance reste de mise pour tous ceux qui misent sur le potentiel du CBD.
| ↑ 1 | Arrêt BGH du 24 mars 2021, 6 StR 24 |
|---|---|
| ↑ 2 | Commission européenne, décembre 2020, les produits cannabidiol peuvent être classés comme aliments |
| ↑3 | Kölner Pressemittelung, 18.06.2020, « Verkaufsverbot von Lebensmitteln mit CBD-Zusätzen « |
| ↑ 4 | Amazon, Richtlinien für Händler, février 03.02.2021 |
| ↑ 5 | 948. Sitzung des Bundesrates, TOP 73 |
| ↑ 6 | EUGH, 19.11.2020, C-663/18 |
| ↑ 7 | OMS, Rapport d’examen critique du CANNABIDIOL (CBD), 07.06.2018 |
| ↑ 8 | BTMg, Anlage I, Position « Cannabis » |
| ↑ 9 | BTMg, Anlage I, Position « Cannabis », un |
| ↑10 | BTMg, Anlage I, position « Cannabis », b |
| ↑11 | Gemeinsamer Sortenkatalog für landwirtschaftliche Pflanzenarten, 36. Gesamtausgabe |
| ↑ 12 | BGH Urteil vom 24. Mars 2021, 6 StR 240/20 |
| ↑ 13, ↑ 38, ↑ 39 | Bundesinstitut für Pharmaceutiques et dispositifs médicaux, « Les produits utiles du chanvre et du CBD sont-ils commercialisables d’un point de vue de la loi sur les stupéfiants ? » , appelé le 16.04.2021 |
| ↑ 14 | Loi sur les stupéfiants, annexe I, position « cannabis » |
| ↑ 15 | Entretien avec Julia Seestädt, avocate en cannabis |
| ↑ 16 | LG Braunschweig, jugement de 28.01.2020, 4 KL 5/19 |
| ↑ 17 | BTMG §31a |
| ↑ 18 | « Bundesland-Vergleich der Richtlinien zur Anwendung des § 31a BTMg », Hanverband |
| ↑ 19 | Art. 2 der VO 178/2002/EG |
| ↑ 20 | § 2 Abs. 3 AMG |
| ↑ 21 | § 2 Abs. 1. Ziffer 1 AMG |
| ↑ 22 | § 2 Abs. 1 Ziffer 2. a) AMG |
| ↑ 23 | (Art. 2 der VO 178/2002/EG) |
| ↑24 | Catalogue des nouveaux aliments de l’UE, « Cannabinoïdes », aufgerufen am : 22.04.2021 |
| ↑ 25 | CBD Öl Verkehrsfähigkeitsbescheinigung |
| ↑26 | Rechtsgutachten zu CBD-Haltigen Lebensmitteln hinsichtlich Novel Food |
| ↑27 | Le Consortium des nouveaux aliments de l’EIHA |
| ↑ 28 | Anwaltliche Einschätzung der Novel-Food-Katalog-Einträge zu Cannabis Sativa et Cannabinoiden |
| ↑ 29 | Art. 3 Abs. 2 der VO 2015/2283/EG |
| ↑ 30 | « Plantes et des parties de plantes utilisées dans les compléments alimentaires : une approche de leur évaluation de la sécurité », Carratù et coll., 2010 |
| ↑31 | Italienische Positivliste für die Verwendung zulässiger Pflanzenbestandteile in Nahrungsergänzungsmitteln |
| ↑ 32 | « L’Italie notifie le décret sur les plantes autorisées dans les compléments alimentaires », Hylobates Consulting |
| ↑ 33 | Article 34 TFUE |
| ↑ 34 | Décision d’orientation n° 3 de la CJCE du 20 février 1979 dans l’affaire 12/78 |
| ↑ 35 | Proposition de règlement révisé sur les nouveaux aliments du 14.01.2008 (COM 2007, 872, considérant 8 |
| ↑ 36 | Zipfel/Rathke, Food Law, Volume II, C 102 § 2 Rz. |
| ↑ 37 | Pressemitteilung des Bundesinstitutes für Risikobewertung, 07/2000, 16.03.2000, aufgerufen am 16.04.2021 |
| ↑ 40 | Amazon, Richtlinien für Händler, février 03.02.2021 |
| ↑ 41 | Déclaration Facebook des Cannabis Colonia e.V. vom 03.04.2019 |
| Agence mondiale antidopage | |
| ↑ 43 | « Briser : La marijuana est désormais officiellement légale dans l’État de New York », timeout.com |


