Les étapes essentielles pour devenir mangaka professionnel

Depuis longtemps, vous êtes passionné par la bande dessinée, le manga et l’anime.

Vous aimez lire toutes sortes de manga Shojo, Shonen, Seinen ou d’autres genres.

Face aux œuvres des mangakas japonais, difficile de ne pas ressentir une admiration mêlée d’envie. Leur rigueur, la finesse de leur trait, la puissance de leurs histoires : tout invite à se lancer à son tour dans l’aventure du dessin.

L’idée germe alors : franchir le pas, se rapprocher de ces modèles, et, pourquoi pas, devenir mangaka soi-même. Raconter, émouvoir, surprendre, toucher, faire rire ou pleurer des lecteurs inconnus, quelque part de l’autre côté du monde.

Mais par où commencer ? Le chemin paraît flou, presque intimidant. Voici un éclairage précis sur ce qui vous attend si vous visez le métier de mangaka au Japon.

DEVENIR MANGAKA AU JAPON

Pour tenter sa chance dans ce métier, plusieurs pistes existent et chacune a ses spécificités.

Un conseil éclaire le parcours : s’inspirer d’œuvres qui racontent les réalités du métier, ses coulisses, les longues heures de travail, la compétition féroce et la pression qui pèsent sur les épaules des auteurs. Certaines séries illustrent avec une justesse rare la détermination et la ténacité nécessaires pour percer.

Concrètement, trois routes principales se dessinent devant ceux qui rêvent d’accéder à la publication :

  • Braver les concours des grandes maisons d’édition et décrocher la récompense accordée aux nouveaux talents.
  • Publier ses propres fanzines (doujinshi) pour attirer l’attention des éditeurs.
  • Entrer dans l’équipe d’un mangaka confirmé, comme assistant, tout en développant en parallèle des projets à proposer soi-même aux éditeurs.

L’école : un passage obligé ?

Si certains auteurs ont fréquenté une école de dessin, rien ne l’impose à quiconque. Devenir mangaka est accessible à tous, indépendamment de l’âge ou du cursus scolaire. Seule la publication distingue le professionnel de l’amateur.

Les écoles spécialisées, souvent coûteuses, ne livrent pas la recette d’un succès garanti. On y apprend des techniques, on affine son coup de crayon, mais rien ne remplace la créativité, la capacité à surprendre ou l’endurance nécessaires au métier.

S’ils peuvent constituer un tremplin, ces établissements n’enseignent ni l’audace, ni la curiosité, ni la persévérance, ni la force de transformer une idée en œuvre. Ces qualités émergent sur le terrain, au fil des projets et des essais.

De la première page au regard des éditeurs

Beaucoup se lancent par la voie des concours organisés par les éditeurs, car ce sont souvent eux qui offrent une première visibilité à ceux qui ne font encore partie d’aucun circuit.

Pour accéder à la publication au Japon, il ne suffit pas de bien dessiner ou d’avoir de l’imagination. Il faut savoir séduire un lecteur exigeant, sortir du lot, naviguer parmi des concurrents nombreux et parfois déjà aguerris en assistant ou via leur participation précédente à des compétitions.

Certains auteurs explorent aussi la publication indépendante, via les doujinshi. Une frange propose même des œuvres pour adultes ou de niche, parvenant ainsi à assurer un revenu par des ventes en marge du système éditorial traditionnel.

Des chiffres loin des clichés

Si la célébrité frappe rarement à la porte, les montants brassés par quelques grands noms donnent pourtant le tournis. Parmi la centaine de mangakas les plus médiatisés, le revenu annuel moyen s’élève à 70 millions de yens, soit près de 680 000 euros. Les cas extrêmes, comme le créateur de « One Piece », dépassent les 3 milliards de yens par an, des chiffres stratosphériques qui restent l’exception.

En réalité, la majorité des quelque 5 200 autres professionnels du secteur touchent environ 2,8 millions de yens, soit à peine 27 000 euros par an. C’est nettement moins que la moyenne affichée par un salarié japonais, qui tourne autour de 38 000 euros. La grande masse des mangakas mène donc une existence modeste, jonglant souvent entre passion et nécessité, et ne vivant pas dans le faste que laissent croire certains succès spectaculaires.

[ style séparateur = » mince »]

Sources : Devenez Mangaka, (en japonais) Revenu moyen des 100 meilleurs mangaka japonais, (en japonais)

Pour approfondir (écoles, conseils, etc.) : Devenir un mangaka, le guide, (en japonais)

[ style séparateur = » mince »]

Pour traduire des liens japonais : http://translate.google.fr/#ja/fr/

Devenir mangaka au Japon, c’est embrasser un parcours fait de rencontres imprévues, d’essais, de tentatives avortées, parfois de belles surprises. De la première page hésitante à la série qui capte un public, le chemin se trace entre volonté, endurance et une bonne dose de rêve. La prochaine grande histoire pourrait bien venir de votre crayon.