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Quel est le salaire d’un aidant familial ?

La perte d’autonomie atteint une grande partie des personnes âgées. Ces dernières ont parfois de la difficulté à accomplir certaines actions. Pour cette raison, la présence d’un aidant s’avère indispensable à leurs côtés. La plupart du temps, ce sont des personnes proches qui, abandonnant leur emploi et assurent cette fonction de manière permanente. Il peut s’agir du père de la personne victime de handicap, de sa mère, de son frère ou encore de sa sœur. Cependant, quelle que soit l’affiliation qui existe entre les deux parties, l’aidant doit bénéficier d’une rémunération. Quel est alors le salaire d’un aidant familial ? Décryptage dans cet article.

Bon à savoir

Tout d’abord, il faut préciser que l’aidant familial est un individu proche d’une personne handicapée atteinte d’une perte d’autonomie. Son rôle est de s’occuper de cette dernière dans ses tâches quotidiennes. Pour mener à bien sa fonction, l’aidant est parfois tenu de réduire au maxi ses occupations professionnelles. Cela entraîne donc une cessation de son salaire habituel. L’aide apportée à la personne handicapée peut donc être considérée comme une activité à temps plein. Pour ce faire, il est judicieux de le rémunérer. Plusieurs solutions sont donc envisageables pour reconnaître à l’aidant son engagement envers son proche en situations difficiles.

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Le salaire d’un aidant en cas de Prestation de Compensation du Handicap

Les personnes dépendantes bénéficient de différentes aides au nombre desquelles figure la PCH encore appelée Prestation de Compensation du Handicap. Il s’agit en réalité d’une aide grâce à laquelle le handicapé peut dédommager son aidant. Le montant versé est une manière de gracier l’aidant. On ne peut donc considérer cette somme comme un salaire. Quelle que soit la personne employée pour être aidant, le handicapé doit nécessairement solliciter un organisme mandataire ou un service prestataire. Ces derniers se chargeront de toutes les formalités administratives pour rendre officielle la fonction de l’aidant.

Par ailleurs, le dédommagement de l’aidant est calculé conformément au SMIC horaire net, soit 50% du montant. Cela équivaudra à 3,75 €/heure si l’aidant familial exerce toujours son activité professionnelle. Cependant, au cas où ce dernier s’engage totalement à rester auprès de la personne handicapée, il percevra 75% du SMIC horaire net. Cela revient à 5,62 € par heure.

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Le salaire d’un aidant avec l’Allocation Personnalisée d’Autonomie

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie est aussi une forme d’aide accordée aux personnes atteintes de perte d’autonomie. Elle peut aussi servir à rémunérer un aidant familial sauf si ce dernier est le conjoint de la personne aidée. En réalité, dès que l’aidé touche cette prime, il est considéré comme un employeur. Cela lui donne alors la possibilité de mener les démarches concernant ce statut en se servant du CESU déclaratif.

À l’aide de ce système, les particuliers employeurs voient leurs obligations réduire. De plus, le volet social du CESU déclaratif remplacera dorénavant la déclaration d’embauche à l’Urssaf. Ainsi, le CESU se chargera de calculer et de prélever les cotisations sociales. Il se donnera aussi pour tâche de faire parvenir à l’aidant familial ce qu’on peut appeler une fiche de paie. Quoi qu’il en soit, avec une Allocation Personnalisée d’Autonomie, l’aidant est rémunéré à 13,78 € par heure.

Le salaire d’un aidant avec ressources personnelles de l’aidé

L’aidé pourra dédommager l’aidant avec ses propres ressources. Mais, ce cas est envisageable lorsqu’il ne bénéficie pas de la Prestation de Compensation du Handicap ou de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie.

En effet, les ressources personnelles à utiliser sont diverses. Il peut s’agir de la rente perçue via une assurance dépendance. Dans ce cas, l’aidé verse la rémunération de l’aidant sous forme de CESU ou de chèque emploi service universel. Quelle que soit la méthode utilisée, la somme payée doit être nécessairement soumise à l’impôt sur le revenu.

Avec cette stratégie, les deux parties sont gagnantes. D’abord, quelques exonérations de charges fiscales sont appliquées à la personne handicapée. Ensuite, l’aidant bénéficie d’une protection sociale.

Par ailleurs, si l’aidant refuse de devenir salarié, l’aidé peut l’embaucher. Il devient ainsi un particulier employeur. Le cas échéant, il doit nécessairement déclarer son salarié à l’URSAAF et lui payer les cotisations salariales et patronales. Il doit également lui faire signer un contrat de travail dûment établi.

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